
Ordre des Chéloniens, famille des Emidydés.
Cette tortue, connue sous le nom de "tortue de Floride" ou Tortue à oreilles rouge ou jaune, vit normalement dans les marécages du Mississippi.
Elle se reconnaît facilement à la rayure rouge ou jaune qu’elle a sur les tempes. Son ventre est jaune avec des taches noires et sa carapace vert-brun.
Elle fait partie avec la cistude d’Europe du groupe des tortues palustres, (les autres groupes étant les tortues terrestre et les tortues de mer).
De la taille d’une pièce de monnaie quand elle est jeune, cette tortue peut atteindre 25 cm à l’âge adulte pour un poids de 1 à 2 kg. Dans son milieu naturel en Amérique du Nord, elle peut faire jusqu’à 40 cm de long et 8 kg. Elle peut vivre jusqu’à 50 ans.
C’est une tortue essentiellement aquatique, en eau douce, qui s’aventure rarement à terre. Mais dès qu’il fait chaud elle aime prendre le soleil en surface ou perchée sur un rocher.
Elle a un curieux cycle alimentaire, au début de sa vie elle est carnivore, puis devient omnivore avant de finir herbivore. Carnivore, elle est très vorace, elle consomme des alevins, des larves de batraciens, divers insectes. Plus grosse, elle s’attaque aux poissons et aux batraciens.
Le mâle, est plus petit que la femelle, il possède des griffes plus longues et courbées, et sa queue est plus longue et large.
La tortue de Floride atteint la maturité sexuelle vers l’âge de 2 à 5 ans selon les sexes. Les accouplements ont lieu dans l’eau entre mars et juin. La ponte d’une vingtaine d’œufs est déposée dans un trou dans le sable d’une berge. Les œufs éclosent deux mois plus tard.
La tortue de Floride est vendue dans les animaleries mais son achat pose de gros problèmes. Toute petite au début, elle peut devenir encombrante et agressive à l’âge adulte. Elle vit très longtemps. Alors les personnes s’en débarrassent en la relâchant dans la nature où elle ne s’acclimate que trop bien. C’est devenu une espèce invasive en Europe où elle prend la place de la Cistude déjà menacée d’extinction. Très vorace et résistante, elle est un nouveau prédateur redoutable pour la petite faune aquatique et n’a pas d’ennemi. C’est une menace pour l’équilibre écologique.
N’achetez pas ces petites tortues et si vous en avez une chez vous, ne la relâchez pas dans la nature, adressez vous à votre vétérinaire ou votre animalerie, ils connaîtront peut-être quelqu’un qui pourra l’adopter.
Ce spécimen (sur la photo) nage allégrement avec d’autres congénères dans un bassin du jardin des plantes de Grenoble.
Quelques livres sur ces tortues :
Les tortues aquatiques
Tortues d’aquarium : Les Connaître - Les Nourrir - Les Soigner
Tortues d’eau douce et tortues terrestres